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Les points essentiels à vérifier avant de signer un contrat de travail

Vous venez de trouver un nouvel emploi en entreprise, et vous vous apprêtez à signer votre contrat de travail ? Bonne nouvelle ! Mais avant de vous précipiter pour signer, nous ne pourrions trop vous conseiller de lire attentivement votre contrat de travail. Il est possible que celui-ci comprenne certaines clauses contraignantes qui vous retombent un jour dessus et vous placent dans une situation désagréable. Parce qu’un salarié averti en vaut deux, suivez ces quelques conseils du site du contrat de travail avant de signer votre contrat.

I – La durée de la période d’essai est-elle précisée ?

Que vous occupiez un poste de cadre ou un poste d’employé, il est fort probable que vous ayez à passer par la case « période d’essai » avant d’occuper votre poste de façon définitive. Quelques précisions utiles à connaître sur la période d’essai :

La durée de la période d’essai est limitée dans le temps. Elle a donc une durée maximale qui varie en fonction du type de contrat pour lequel vous signez :
Pour un CDI, la durée maximale est de 2 mois pour les ouvriers et employés, de 3 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, et de 4 mois pour les cadres.
Pour un CDD, elle se calcule en fonction de la durée de CDD, et ne pourra pas dépasser 2 semaines (respectivement 1 mois) pour les CDD de moins de 6 mois (respectivement de plus de 6 mois).
Pour les contrats intérimaires, elle est d’un jour pour les contrats de moins d’un mois, de 3 jours pour un contrat entre 1 et 2 mois, et 5 jours sinon.

Le renouvellement de la période d’essai est possible, à condition qu’il ait été mentionné dans le contrat de travail. Même si le renouvellement de votre période d’essai est prévu dans votre contrat, votre employeur n’est pas obligé de l’appliquer et peut décider de vous embaucher juste après. Toutefois, s’il décide de l’appliquer, il devra vous prévenir avec un délai raisonnable, et vous devrez signer un avenant au contrat de travail qui atteste de votre accord. Votre employeur ne peut pas renouveler votre période d’essai sans votre accord. (Mais attention, il a tout à fait le droit de mettre fin à votre contrat de travail pendant la période d’essai !)

II – Est-ce que votre contrat comporte des clauses spécifiques ?

Par clause spécifique, on entend par exemple une clause de mobilité, une clause de non concurrence, une clause de dédit-formation, etc. Ces clauses impliquent de grosses responsabilités pour le salarié, et il est important d’en être conscient.

La clause de mobilité par exemple autorise votre employeur à vous muter sur un autre lieu de travail, quand il le juge nécessaire. Imaginez par exemple que vous travailliez à Paris, et que votre employeur décide de vous envoyer dans les locaux de Marseille de l’entreprise ! Cela provoquera de gros bouleversements de votre vie professionnelle et privée (déménagement, éloignement des proches, etc.). Mieux vaut donc y être préparé. Bien évidemment, la loi encadre rigoureusement la clause de mobilité. Ainsi, votre employeur doit préciser dans la clause les lieux où vous seriez susceptibles d’être muté. De plus, il doit tenir compte de votre situation personnelle (si vous vivez avec un conjoint, si vous devez vous occuper d’un proche malade, etc.). Mais dans tous les cas, mieux vaut être averti au moment où vous signez une clause de mobilité.

D’autres clauses peuvent être tout aussi contraignantes. La clause de non concurrence vous interdit ainsi de développer une activité concurrente, ou d’aller travailler pour un concurrent, si jamais vous veniez à quitter l’entreprise (que ce soit par un licenciement ou une démission). Songez-y si vous pensez à terme développer votre propre activité. Idem pour la clause de dédit-formation : elle vous oblige à rembourser votre employeur des frais qu’il a engagé pour votre formation, si vous quittez l’entreprise plus tôt que prévu.

III – Est-ce que la loi autorise votre employeur à vous embaucher ?

Ce paragraphe s’adresse plus particulièrement aux salariés embauchés pour une durée déterminée (CDD, intérim, etc.). En effet, la juridiction a établi un cadre rigoureux en matière d’embauche de salarié pour une période déterminée.

Comme le précise le Code du Travail, votre employeur n’a pas le droit de vous embaucher en CDD pour occuper un poste permanent dans l’entreprise. Il n’a pas non plus le droit de vous embaucher pour un poste qui a été au préalable occupé par un autre salarié en CDD, sans respecter un délai légal entre le départ de votre prédécesseur et votre prise de fonction.

Ces dispositions ont pour but d’empêcher les employeurs d’abuser des contrats dits «précaires» et de protéger les salariés. Ainsi, si vous vous retrouvez dans l’une de ces situations, vous pourrez faire valoir auprès des Prud’hommes un licenciement sans cause réelle et sérieuse, après que votre CDD a pris fin.

Conclusion

Il est essentiel que vous soyez conscients de vos droits en tant que salarié, afin d’éviter des abus de la part de vos employeurs. Cela passe par une connaissance minimale du contrat de travail et de ses clauses.

Quand le jeune diplômé au chômage devient fan de l’Apec

Je plaide coupable j’adore l’Apec !
C’est Pôle emploi qui nous a présenté, c’est pour ça que je lui pardonne tous ses manquements sans broncher, tant je lui suis reconnaissante !

A la question « avez-vous cotisé à une caisse pour les cadres ? » même s’il n’en sait rien, le jeune diplômé au chômage se doit de répondre « Oui ». C’est le sésame qui lui donnera accès au Pôle emploi cadre qui lui-même lui donnera accès à l’Association pour l’emploi des cadres (APEC), organisme privé d’accompagnement vers l’emploi que vous soyez en recherche ou en activité.

Cinq intermédiaires plus tard le jeune diplômé au chômage est inscrit au parcours Atout Cadre de l’Apec et se trouve en face à face avec son conseiller qu’il côtoiera pendant 9 mois (toute analogie avec un phénomène naturel de gestation serait complètement fortuite).
D’abord de façon intense avec des rendez-vous tous les 10 jours pendant 6 à 8 semaines pour établir un bilan et définir un plan d’actions.
Puis de façon régulière, avec des rendez-vous tous les 15 jours pour mettre en œuvre le plan d’actions construit conjointement.
Enfin de façon ponctuelle, lorsque le jeune diplômé au chômage a retrouvé un travail, pour apprécier le bon déroulement de la prise de poste.

En attendant de rencontrer votre conseiller en chair et en os, je vous conseille de surfer sur le site de cet organisme. Les jours de disette d’annonces vous ne vous y ennuierez pas !

Outre des offres d’emplois, on y trouve pleins d’infos sur le marché de l’emploi en général et dans son propre secteur en particulier, les dates des prochains salons, des tests pour s’auto-évaluer (en anglais par exemple), des conseils présentés parfois de façon vraiment ludique Et pour tous les jeunes diplômés, un site dédié !

Quand le jeune diplômé au chômage s’inscrit (finalement) au pôle emploi

Je suis quelqu’un de plutôt débrouillard et dont l’allergie à la paperasse n’a jamais nécessité la prise d’antihistaminiques. Mais je dois reconnaître que, pour le jeune diplômé au chômage parfois vierge de toutes démarches administratives (pas encore d’impôts à payer, à peine un livret A à gérer, bon il y a quand même ce prêt étudiant qu’il va falloir commencer à rembourser…) et perplexe quant à l’efficacité de cette démarche, l’inscription au Pôle emploi peut s’avérer ardue.

Pour son inscription le jeune diplômé au chômage se tourne naturellement vers Internet, et bien sûr après avoir rempli la dizaine de pages que requiert la demande d’inscription le site rencontre un problème technique qui empêche la validation des informations.
Mais pas d’inquiétude tout est enregistré dans un brouillon.
Ni la ténacité du lendemain et du surlendemain du jeune diplômé au chômage, ni les compétences informatiques du helpdesk, ne suffiront pour venir à bout du site qui ne fonctionne définitivement pas !
Le jeune diplômé au chômage, qui trépigne d’impatience à la perspective de gonfler les chiffres du chômage, prend son téléphone et appelle LE numéro (celui qu’il confondra bientôt avec le digicode de son hall d’immeuble tant il l’utilisera), le 39 49 ! Son interlocuteur  complète alors sur son propre logiciel son dossier en lui demandant exactement les mêmes informations que celles déjà enregistrées dans son brouillon. Il lui propose un rendez-vous dans la foulée, que bien sûr il accepte !

Le jeune diplômé au chômage se rend ensuite au Pôle emploi auquel il a été convoqué (et pas à celui qui se trouve juste en bas de chez lui, ce serait trop simple). Sur place il complète un formulaire (qui étrangement lui rappelle son brouillon enregistré).
Le jeune diplômé au chômage rencontre ensuite 2 interlocuteurs : celui de l’indemnisation et celui de l’accompagnement.
Le 1er, tatillon comme le veut son rôle, tentera de faire passer la prime de précarité de fin de CDD en indemnités supra-légales repoussant d’autant les droits à indemnisation du jeune diplômé au chômage.
Le 2nd, porteur d’espoir, lui ouvrira quelques perspectives : les multiples code ROME auxquels on peut correspondre, le parcours Jeune Diplômé, le Pôle emploi cadre et son accompagnement spécialisé, …
Si, déjà formaté par vos quelques entretiens d’embauches, vous demandez quelle est la suite du processus, vous vous verrez répondre que votre conseiller prendra contact avec vous… dans 3 mois :)

(Oui je continue d’assumer le post précédent dans lequel je vantais les bienfaits de l’accompagnement du pôle emploi)

Dans le fond si le Pôle Emploi ne nous simplifie pas la vie c’est pour nous maintenir dans un état d’esprit combatif ! Si vous réussissez à obtenir ce que vous voulez du Pôle Emploi, à vous inscrire à des ateliers qu’on ne vous a pas proposé, à avoir un conseiller désigné avant 3 mois, etc. vous pouvez, sans rougir, annoncer la persévérance comme l’une de vos qualité lors de votre prochain entretien d’embauche !

Quand le jeune diplômé au chômage hésite à s’inscrire au pôle emploi

Comme on le comprend, nous avons tous eu les mêmes préjugés que lui : « de toute façon je n’ai le droit à aucune allocation », « c’est pas eux qui vont me trouver du travail »…

Mais il ignore ce que le pôle emploi peut lui apporter :

** D’abord un statut dans la société : très utile pour continuer de bénéficier de la sécurité sociale par exemple ! Mais aussi dans un geste militant pour se sentir considéré : je m’inscris donc je suis (regarde maman c’est moi à la télé ! oui là les chiffres du chômage du mois d’avril !)

** Un accompagnement dans la recherche d’emploi avec de nombreuses prestations proposées : atelier CV, simulation d’entretiens d’embauche…

Certaines antennes pôle emploi proposent un parcours spécialisé pour les jeunes diplômés et même un système de parrainage (renseignez-vous !). Certains peuvent être déçus de la qualité de ces sessions mais elles ont le méritent de stimuler le jeune diplômé au chômage en le maintenant dans une posture active. C’est aussi l’occasion de rencontrer d’autres personnes avec qui échanger (la crise passant le jeune diplômé au chômage voit s’éloigner l’époque faste où tous ces amis étaient au chômage avec lui !)

** Parfois une allocation financière pour le jeune diplômé au chômage qui a déjà travaillé (CDD, jobs d’été, alternance,…), n’hésitez pas à demander attestations de vos anciens employeurs à l’appui.

** Et, cherry sur le gâteau, un accès à des avantages qui adoucissent le quotidien (transports gratuits dans certaines villes, tarifs avantageux au ciné, à la piscine, au musée…) grâce à la carte de demandeur d’emploi délivrée par le tout-puissant pôle emploi.

Cette liste n’a certainement rien d’exhaustif, n’hésitez pas à la compléter pour finir de convaincre le jeune diplômé au chômage de rejoindre la grande communauté du pôle emploi !